Activités de l'année 2025
Classification :
930.10 Archéologie, Préhistoire (faits et évènements ; paléontologie, livres scientifiques en 560)
Index des noms présents (non exhaustif) :
ALEXANDRE ANGELIN (CONFÉRENCIER), DOMINIQUE ARMAND (CONFÉRENCIÈRE ), JEANNE ASTORG (ADMINISTRATEUR), JACQUES AZEMA (CONFÉRENCIER), ALAIN BENARD (CONFÉRENCIER), DOMINIQUE BOMBAUD (SECRÉTAIRE GÉNÉRAL), ESTELLE BOUGARD (CONFÉRENCIÈRE), QUENTIN COSNEFROY (CONFÉRENCIER), MYRIAM CUENNET (CONFÉRENCIÈRE), JULIEN D’HUY (AUTEUR), HUGUETTE GACHE (ADMINISTRATEUR), ERIC GAUCHEZ (ADMINISTRATEUR), PHILIPPE GROSOS (CONFÉRENCIER), ALAIN LAMBRECHTS (CONFÉRENCIER), ERIC MARTIN (ADMINISTRATEUR), MONIQUE PERETTI (VICE-PRÉSIDENTE), JEAN-MARC PÉTILLON (CONFÉRENCIER), RÉGIS PICAVET (CONFÉRENCIER), GENEVIÈVE PINÇON (CONFÉRENCIÈRE), PASCAL RAUX (CONFÉRENCIER, MEMBRE), ARIS SPYROPOULOS (CONFÉRENCIER), JEAN-LOUIS THIERS (ADMINISTRATEUR), BRIGITTE VANACKER (CONFÉRENCIERE, PRÉSIDENTE).
Première de couverture :
Photo en première de couverture : De gauche à droite : Suzanne Cassou de Saint-Mathurin, Dorothy Garrod et Germaine Henri-Martin, saisies dans un moment de grande complicité lors d’un repas partagé. Fonds Cassou de Saint-Mathurin, MAN, centre des archives.
Sommaire :
SOCIÉTÉ D’ÉTUDES ET DE RECHERCHES PRÉHISTORIQUES LES EYZIES page 3
LE CONSEIL D’ADMINISTRATION ET LE BUREAU 2024-2025 page 4
ASSOCIATIONS 2025-2026 page 5
LETTRE À L’AMI … DE LA PRÉHISTOIRE page 6
Enfin, j’ai fini cette lettre ! En effet, j’ai eu du mal à la rédiger tant cette année est marquée pour notre société par trois événements sur lesquels je reviendrai dans ce courrier. Sache déjà que nous avons participé au congrès national de la FFS, que nous avons repris contact avec « les Chercheurs de la Wallonie » et pour finir 2025 ? Notre bulletin est soumis à une étude approfondie par une entreprise spécialisée en graphisme ! Bien sûr, je vais aussi évoquer nos travaux et activités du mois d'août 2025 [...]
OURS ET HUMAINS À L’ÉPOQUE PRÉHISTORIQUE - DOMINIQUE ARMAND page 11
Les ours et les humains coexistent depuis très longtemps. Les préhistoriques européens ont côtoyé l’ours du Tibet, l’ours brun, l’ours des cavernes et les ancêtres des deux derniers. Ici, il ne sera question que ces deux dernières espèces, la présence de la première n’ayant été que très sporadique. Historiquement, les questions concernant les relations entre humains et ours ont plutôt été abordées d’un point de vue symbolique et nous dresserons un bilan de ces recherches. Nos travaux ont porté sur une question plus matérielle, qui était celle de savoir si les ours avaient été exploités dans le cadre d’activités de subsistance [...]
GROTTES PRÉHISTORIQUES D’ARIÈGE, LES SPÉCIFICITÉS DE LA PRÉHISTOIRE ARIÉGEOISE - JACQUES AZEMA / MYRIAM CUENNET page 15
Le département de l’Ariège est un département très riche en vestiges du Paléolithique supérieur, tant pour ses lieux d’occupation et son art mobilier que pour ses grottes ornées, lesquelles ont conservé les traces des Magdaléniens qui, en conquérant ces univers souterrains clos et structurés, les ont transformés en « sanctuaires » selon le terme d’André Leroi-Gourhan (Leroi-Gourhan 1965). Les nombreux objets d’art laissent également entrapercevoir une culture complexe et très homogène ainsi que des liens sociaux forts entre les groupes humains [...]
LES MÉGALITHES DE L’ESSONNE - ALAIN BENARD page 23
Le département de l’Essonne n’est pas réputé pour le nombre et la qualité de ses mégalithes. Néanmoins nous y trouvons un ensemble qui mérite de le présenter d’autant que des découvertes récentes de gravures originales ont apporté un intérêt particulier qui le distingue des mégalithes d’autres régions (Bénard. 2017) [...]
DERNIÈRES NOUVELLES DE CRO-MAGNON - Estelle BOUGARD page 39
Le site de l’Abri Cro-Magnon est célèbre pour avoir été en 1868 le lieu de la découverte d’une sépulture multiple, la première reconnue pour des Homo sapiens du aléolithique (fig. 1). Pour la première fois au XIXe siècle, l’association de restes d’animaux éteints dans nos régions (mammouth, renne…), d’outillages en pierre taillée, de parures et de squelettes humains permettait de reconnaitre l’ancienneté de notre espèce humaine actuelle : des Humains comme nous existaient bien au temps des mammouths ! L’archétype de notre ancêtre l’Homme de Cro-Magnon était né [...]
L’ÉVOLUTION EN MARCHE : CE QUI FAÇONNE NOTRE SQUELETTE - QUENTIN COSNEFROY page 47
Homo sapiens est aujourd’hui la seule espèce humaine vivante. Elle constitue le dernier représentant d’une radiation évolutive ayant regroupé, au cours des derniers millions d’années, de nombreuses formes aujourd’hui disparues : les hominines. Ce terme désigne l’ensemble des taxons plus étroitement apparentés aux humains actuels qu’aux chimpanzés et bonobos, nos plus proches parents vivants, dont la divergence avec la lignée humaine est estimée entre 6 et 8 millions d’années par des données génétiques (Caccone & Powell, 1989; Raaum et al., 2005; Langergraber et al., 2012). Les hominines appartiennent plus largement à l’ordre des primates, et plus particulièrement à la super-famille des hominoïdes, c’est-à-dire des grands singes. Ce groupe comprend actuellement les gibbons et siamangs (hylobatidés), les orangs-outans, les gorilles, les chimpanzés et bonobos, ainsi que les humains [...]
GRADIENTS PHONOLOGIQUES NOTABLES DANS LE LEXIQUE FONDAMENTAL - Julien D’HUY page 57
L’étude des variations phonologiques au sein du lexique fondamental permet d’examiner les interactions liant histoire démographique, diffusion aréale et structuration typologique des langues. Les concepts « arbre » (tree), « cendre » (ash), « feu » (fire), « os » (bone) et « pierre » (stone), universellement attestés et sémantiquement stables, offrent un terrain d’observation particulièrement adapté à ce type d’analyse comparative à grande échelle en raison de leur permanence temporelle (Swadesh 1955 ; Holman et al. 2008 ; Tadmor et al. 2010) [...]
SINGULARITÉ DE L’IMAGE PALÉOLITHIQUE - PHILIPPE GROSOS page 75
L’image paléolithique a pu être réalisée à partir de supports multiples. L’objet de cette étude consiste à étudier la façon dont elle nous apparaît lorsqu’elle a été produite sur des parois rocheuses : soit celles d’abris sous-roche, soit celles de grottes obscures. Or l’étude d’exemples précis nous permet de comprendre que ces images n’ont pas toutes été conçues d’une même façon. Afin de rendre compte de ces différences, il s’agira ici de distinguer trois types d’images, lesquels mobilisent trois façons différentes de nous apparaître. Cette petite typologie vise à montrer la richesse de la conception paléolithique de l’image autant que la complexité de son rapport à la paroi [...]
L’HOMME EST-IL UN ANIMAL COMME LES AUTRES ? - Alain LAMBRECHTS page 83
Question bateau, à laquelle on répond rapidement par Oui ou Non (en fonction de ses croyances, son idéologie, son humeur). C’est peut-être un peu plus complexe. On va essayer de réfléchir à la question. Mais tout d’abord deux remarques :
- Je vais sans arrêt vous parler de l’Homme. Il s’agit bien sûr, pour moi, du genre humain biologique, avec un grand H, et non du « genre » grammatical, cher à « me too » … rassurez-vous Mesdames, je ne suis pas misogyne !
- Vous remarquerez également, de temps à autres, que je me suis permis d’intégrer des dessins humoristiques qui m’ont fait rire et que j’ai piqué à Etienne Lécroart. Ne lui dites pas ! Cependant, ce n’est pas du vol …car je l’ai cité dans ma biblio [...]
DES CHASSEURS-CUEILLEURS EN VALLÉE D’OSSAU : VIVRE DANS LES PYRÉNÉES IL Y A 20 000 ANS - JEAN-MARC PETILLON page 95
Plusieurs changements climatiques majeurs se produisent à l’échelle mondiale entre 25000 et 15000 avant le présent , et les piémonts des massifs montagneux font partie des milieux qui en ont le plus fortement enregistré les effets. La première de ces transformations est la mise en place du Dernier Maximum glaciaire (Last Glacial Maximum, ou LGM), marqué par l’extension maximale des inlandsis et des glaciers de montagne. Sur le versant nord des Pyrénées, cela se traduit notamment par le grand développement des glaciers du gave d’Ossau, du gave de Pau, de la Garonne et de l’Ariège (fig. 1). La deuxième transformation est l’ouverture d’espaces nouvellement accessibles à la fin de ce même LGM, lorsque ces glaciers se retirent progressivement des basses vallées (Ehlers et al. 2011) [...]
DE BIVOUACS EN CAMPS DE BASE : PRÉHISTOIRE HOLOCÈNE DANS LE VERCORS - RÉGIS PICAVET / ALEXANDRE ANGELIN page 111
Au Tardiglaciaire, sous une influence climatique favorable, la forêt se met en place progressivement pour atteindre une altitude d’environ 1800 m au cours du 9e millénaire BCE. Les chasseurs du Paléolithique final s’adaptent à ce climat en évolution avec la généralisation de l’utilisation de l’arc. Les groupes humains du Mésolithique, très mobiles, adoptent un mode de vie basé sur la saisonnalité au sein d’un territoire maitrisé. La détermination de l’origine des matériaux siliceux utilisés nous renseigne sur les territoires parcourus. L’occupation des grands espaces des pelouses alpines concerne la période estivale alors que les piémonts boisés sont occupés en hiver [...]
DANS LES PAS DE SUZANNE CASSOU DE SAINT-MATHURIN - GENEVIÈVE PINÇON page 147
C’est au début des années 1980, par l’intermédiaire de Henri Delporte, alors directeur du Musée d’Archéologie nationale, que nous avons eu l’occasion de rencontrer Suzanne Cassou de Saint-Mathurin, figure marquante de la recherche préhistorique, dans le cadre d’un travail de maîtrise consacré aux pointes de sagaies dites de Lussac-Angles. Le présent texte, élaboré à partir d’une décennie d’échanges et d’observations, ne relève ni d’une étude archivistique exhaustive, ni d’un témoignage personnel approfondi [...]
DES SIGNES SUR LA LAMPE EN GRÈS ROSE DE LASCAUX (MONTIGNAC, DORDOGNE) - PASCAL RAUX page 153
Cet article n’est pas destiné à présenter un travail complet sur cette merveilleuse lampe en grès rose, mais de proposer une nouvelle lecture des signes gravés sur son manche. L’éclairage dans Lascaux a été magistralement traité par Gilles et Brigitte Delluc (Delluc 1979). Un bref rappel sera suffisant pour bien cerner le petit travail que je présente. Plus d’une soixantaine de lampes sur supports calcaires furent découvertes par A. Glory sur le sol de la grotte et particulièrement dans « le puits » (+/- 60 éléments formant un véritable dallage (Breuil 1950) où fut mise au jour le 08 juillet 1960 la seule lampe complète en grès rose, matière première provenant de la proche Corrèze, les dimensions : 22,4 cm x 10,6 cm et 3,2 cm d’épaisseur (Pigeaud 2017). Un autre fragment de lampe façonnée dans la même roche gréseuse a bien été également retrouvé dans le tamisage des déblais d‘anciennes fouilles au fond de ce même puits (3 cm de long) (Glory 1961). Elle a aujourd’hui disparu (Delluc 1979) [...]
LE FÉLIN DE LAUGERIE-HAUTE - ARIS SPYROPOULOS page 159
Cet article discute des résultats obtenus en appliquant la RTI au Félin de Laugerie-Haute, objet emblématique du Musée national de Préhistoire des Eyzies (Dordogne). La RTI ou Reflectance Tranformation Imaging est une méthode de photographie assistée par ordinateur qui permet de mieux analyser les propriétés des surfaces. Un logiciel spécifique permet d’orienter la source lumineuse sur un objet dans toutes les directions souhaitées. En manipulant la lumière à la souris sur un ordinateur, on peut déceler dans l’image les profondeurs les plus infimes. L’objet étudié présente différents types de gravures (fines et plus grossières) réalisés sur du bois de renne [...]
Table des matières et mentions légales page 177