Activités de l'année 1984
Classification :
930.10 Archéologie, Préhistoire (faits et évènements ; paléontologie, livres scientifiques en 560)
Index des noms présents (non exhaustif) :
ABAD MARCEL (TRÉSORIER), BARRIERE CLAUDE (PROFESSEUR, PRÉHISTOIRE),BAY ROLAND (PROFESSEUR, ADMINISTRATEUR), BAYON RICHARD (PRÉHISTORIEN, TRÉSORIER ADJOINT), BERTOUMEYROUX M. (DÉCOUVREUR CRO MAGNON), BOUCHUD JEAN (PRÉHISTORIEN, ADMINISTRATEUR), BOUVIER M., BOYER MAXIME (DÉCOUVREUR), CADENAT PIERRE (PRÉSIDENT D'HONNEUR), CAMPS GABRIEL (ADMINISTRATEUR), CLEMENT . (PROFESSEUR, ADMINISTRATEUR), DELLUC BRIGITTE (PRÉHISTORIENNE), DELLUC GILLES (PRÉHISTORIEN), DELPORTE HENRI (CONSERVATEUR MUSÉE DE SAINT GERMAIN, ADMINISTRATEUR), DEVAUX VALÉRIE (Mme.) (DOCTEUR, DOCUMENTALISTE), DUSSART (SÉDIMENTOLOGUE), ESCALON DE FONTON M. (PRÉHISTORIEN), FITTE PAUL (PRÉHISTORIEN, VICE-PRÉSIDENT), GUICHARD JEAN (MAIRE EYZIES CONS. MUSÉE, ADMINISTRATEUR), HARIELLE CHRISTIAN (DOCTEUR, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT, BIBLIOTHÉCAIRE), JULIEN MICHELE, LAGORCE GEORGES (SECRÉTAIRE LOCAL), LUMLEY (DE) HENRI (PROFESSEUR, MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE, PRÉSIDENT D'HONNEUR), MARTIN (ADMINISTRATEUR), MAUFFRONT MARCEL (PROVISEUR, CHARGE DE COURS), MINIER LE CLECH AIMÉ (PRÉSIDENT D'HONNEUR), NARDIN CHARLES (COLONEL RETRAITE, VICE-PRÉSIDENT), NOUGIER LOUIS RENÉ (PROFESSEUR, PRÉHISTOIRE), PATOU MARYLENE (PRÉHISTORIENNE, SECRÉTAIRE GÉNÉRALE ADJOINTE), PERRIER LUCIEN (ADMINISTRATEUR), PRADALIER MME. (PROFESSEUR), PRAT M. (PROFESSEUR), RIGAULT (PROFESSEUR), SABAN ROGER (PROFESSEUR), SCHMID M. (PROFESSEUR, ALLEMAGNE), SICARD HENRI (PRÉSIDENT), SONNEVILLE-BORDES DENISE (PRÉHISTORIENNE), TABARY MME. (VICE-PRÉSIDENTE)), VALLÉRY CHARLES (DOCTEUR, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL), YVARD JEAN-CLAUDE (CONS. MUSÉE GRAND PRESSIGNY, ADMINISTRATEUR), ZHENACKER P.H. (SECRÉTAIRE LOCAL).
Sommaire :
Première de couverture :
- Photo : Figurine zoomorphe ou anthropomorphe en terre cuite, Artenacien, Saussignас : «Aux Plaguettes».
RAPPORT DU SECRÉTAIRE page 1
CONGRÈS D'AOUT 1985 page 3
DÉCÈS DU PRÉSIDENT D'HONNEUR DE LA S.E.R.P.E. page 3
Aimé MINIER LE CLECH 07.05.1891 28.08.1984
COMPOSITION DU BUREAU page 4
CONSEIL D'ADMINISTRATION page 4
NOTE DU TRÉSORIER page 5
LISTE DES NOUVEAUX MEMBRES page 5
LE BERGERACOIS PRÉHISTORIQUE, LE SITE DE MONESTIER-SUD (DORDOGNE) - PAUL FITTE / MAXIME BOYER page 6
Ce gisement est situé à 350 mètres au sud-ouest de l'église du village de Monestier, à 110 mètres d'altitude. Feuille IGN DURAS 1737 EST au 25 000 Coordonnées Lambert: x = 440,650 - y = 1976,500 Il a été découvert par l'un de nous, (M.B.) lors du défonçage profond d'un terrain destiné à une plantation d'arbres fruitiers. Au sud-ouest, un petit ruisseau, affluent de la rive gauche du Merlan, semble limiter l'extension du gisement dans cette direction. Il repose sur des terrains du paléogène supérieur (oligocène) (m,,,a) calcaire lacustre de Castillon (sannoisien supérieur) et des lambeaux de marnes et argiles sableuses [...]
UN CAMPEMENT MOUSTÉRIEN A VEIX (CORRÈZE) - PAUL FITTE page 15
Ce campement préhistorique est situé à l'ouest des monts des Monédières sur un éperon granitiquc orienté sud-est/nord-oucst, entre les cotcs 626 et 687, au lieudit «La Cote» au-dessus du chemin de terre de Lestards à Veix, sur la Commune de Veix (Corrèze Feuille IGN MEYNAC 1-N au 10 000 Cet éperon est enserré entre les ruisseaux d'Alembre et du Moulin qui draînent leurs eaux vers la Vézère rive gauche un peu en amont de Treignac. Il ne s'agit vraisemblablement pas d'une station préhistorique importante mais d'un simple campement saisonnier de chasseurs. Le matériel archéologique recueilli, exclusivement lithique, se limite à sept outils en silex grisâtre du crétacé supérieur (campanien). Ce matériau semble être originaire de la basse vallée de la Vézère vers son confluent avec la Dordogne où d'importants affleurements de rognons de silex et de chailles apparaissent dans les falaises abruptes [...]
LES GRAVURES RUPESTRES DE LA RÉGION DE MARRAKECH - ALAIN RODRIGUE page 19
L'art rupestre nord-africain est presqu'essentiellement saharien. Les splendeurs de ce que L. BALOUT a appelé «les galeries d'art rupestre», lorsqu'il évoquait l'Ennedi ou le Tassili, occultent quelque peu les stations du Maghreb qui couvrent le piedmont Sud de l'Atlas, du Djebel Bani aux enyirons de Constantine. Les grandes «vagues» bovidiennes ou équidiennes viennent mourir, graduellement, sur les franges pré-sahariennes. Celles-ci ont été, par endroits, consciencieusement prospесtées et certains groupes peuvent assez aisément se rattacher aux différentes séquences chronologiques qui ont été reconnues par ailleurs. C'est ainsi que le groupe de l'Oukaïmeden (J. MALHOMME, 1959 ct 1961) a été rattaché au Bronze II Argarique d'Espagne (G. CAMPS, 1974). Au Maroc, les grands ensembles rupestres (plus de quatre cents gravures par Station) sont tous situés au Sud d'un parallèle passant par Midelt (A. SIMONEAU, 1977). La limite géographique semble en fait être la barrière naturelle de l'Atlas. C'est un ensemble à prédominance libyco-berbère qui a été découvert par nous-mêmes dans la région de Marrakech, et donc sur le versant atlantique de l'Atlas [...]
LES ANIMAUX INTRUSIFS DANS UN SITE ARCHÉOLOGIQUE - MARYLÈNE PATOU (MATHIS) page 23
Avant toutc interprétation palethnographique d'un matériel osseux, il faut s'assurer que celui-ci résulte bien d'activités anthropiques. En effet, dans de nombreux sites archéologiques, notamment en grotte, la présence d'animaux intrusifs tels que les Carnivores (Hyénidés, Canidés) et les fouisseurs (les lapins, certains Mustélidés et certains Rongeurs) a été constatée. Ils perturbent de façon sensible les données du gisement. La fracturation, par les Canidés et les Hyénes, des os abandonnés par les Préhistoriques, modifie, notamment, les plans de fracture initiaux. L'apport des carcasses des proies tuées par les Carnivores et la mort de certains d'entre cux entraînent une augmentation du N.M.I. (nombre minimal d'individus) des espèces considérées. Les morsures et les griffades de ces animaux masquent les marques éventuelles laissées lors des diverses activités humaines et même, parfois, les éliminent. Ils dispersent les ossements, bouleversent les répartitions verticale (terriers) et horizontale. Les différentes observations relatives à la mise en évidence de lieux d'activités privilégiés n'ont plus de sens et deviennent inutiles [...]
PHILATÉLIE : LA SÉRIE "PRÉHISTORIQUE" DE TUNISIE - P. CADENAT page 27
Cette série nous convie à un survol en raccourci de la Préhistoire tunisienne depuis le Paléolithique inférieur (biface acheuléen) jusqu'à l'époque des dolmens en passant par l'Epipaléolithique (art capsien) et le Néolithique (meule, parure) avec six timbres illustrés de documents caractéristiques bien choisis. Ces documents découverts dans des gisements célëbres sont parfaitement dessinés mais un encadrement, un fond trop important ou trop coloré qui les «écrase» et nuit incontestablement à leur parfaite mise en valeur. Le premier et le plus prestigieux des gisements concernés est El Mekta, hauteur du Sud-tunisien à 15 km au nord de Gafsa où un abondant silex jaune ou brun d'excellente qualité a, dès le Paléolithique inférieur, attiré et pour longlemps fixé l'Homme préhistorique, permettant l'établissement de nombreux ateliers et habitats dont on retrouve les vestiges tant en surface que dans les abris de la colline ou les alluvions de la plaine [...]
UN PERCUTEUR GRAVÉ DU PÉRIGOURDIEN FINAL A RABIER (LANQUAIS – DORDOGNE). GENEVIÈVE GUICHARD / JEAN GUICHARD page 33
En 1964, mon père, Pierre GUICHARD, nous signala un champ où, à la faveur d'une plantation d'arbre, il avait remarqué quelques silex. Le gisement présumé se trouvait dans un vallon étroit, au lieu-dit Rabier (cadastre 1937, Lanquais, section C dite des Berris, 1re feuille, parcelle n° 144). Soit à 17 km à l'ouest de Bergerac, en bordure d'un ruisseau, le Couzeau, coulant Sud-Nord, prenant sa source à Naussannes, se jetant dans la Dordogne (rive gauche) à Port-de-Lanquais après un parcours d'une dizaine de kilomètres. A cet endroit le Couzeau sinue dans une vallée resserrée entourée de falaises calcaires du Maëstrichtien. Celles-ci sont entaillécs par de nombreux abris qui ont dû recéler des gisements préhistoriques mais dont il ne reste que quelques objets épars, le site ayant été complétement modifié par d'antiques et très imporlantes carrières. Au pied des carrières de la rive droite passe la route de Lanquais à Monsac qui surplombe d'un à deux mètres une frange marécageuse. De l'autre côté, rive gauche, se trouve un fond de valléc sub-horizontal d'environ 150 m aux endroits les plus larges; c'est la partie cultivée de ce vallon. Puis ces terrains limoneux se relèvent d'abord en pente douce et ensuite fortement, en direction du haut [...]
LA FERME DU NÉOLITHIQUE COURONNIEN DE MARTIGUES (BOUCHES-DU-RHÔNE) ET SES HANGARS A PROVISIONS ET CONSERVES - L. ESCALON DE FONTON page 41
Une ferme du Néolithique Couronnien de la Couronne, (Eponyme), à Martigues (Bouches du Rhones] - à 45 kilomětres de Marseille - a fourni d'importants vestiges d'architecture et d'organisation agro-pastorale. Cet ensemble est composé d'une habitation ayant donné des éléments de faunes (chasse, pêche, domestication, agriculture, élevage, etc...),et de bâtiments annexes: four de potier, foyers culinaires, hangars à provisions et conserves de viande. Les faucilles en silex et les meules en calcaires sont liécs à l'activité agricole. L'étable contenant un squelette de vache, et des ossements de chèvres et moutons indique un fort développement de l'élevage. Des ossements de chien plaident en faveur de la domestication. Des reste osseux de gibiers divers montrent que la chasse était pratiquée couramment [...]
UN MODE DE CUISSON AVEC DES PIERRES CHAUFFÉES "LA PACHAMANCA" ET SON PARALLÈLE PRÉHISTORIQUE A TELARMACHAY (ANDES CENTRALES DU PÉROU). MICHÈLE JULIEN page 45
Dans certaines occasions, les paysans andins ont coutume de cuire des pommes de terre et de la viande dans un four à couverturc mobile de pierres. Ils chauffent d'abord les pierres édifiées en dôme au-dessus d'un foyer à cuvette, puis ils les entremêlent aux aliments et recouvrent le tout d'une épaisse couche de terre. Ce mode de cuisson pourrait avoir été utilisé dès les temps préhistoriques dans la même région, car plusieurs structures de combustion à accumulation de picrres ont été rencontrées dans l'abri-sousroche de Telarmachay, occupé depuis le 6º millénaire jusqu'au début de notre ère.
LA GROTTE DE COMARQUE A SIREUIL (DORDOGNE), FAUNE FIGURÉE ET FAUNE CHASSÉE BRIGITTE DELLUC / GILLES DELLUC page 53
La grotte de Comarque à Sireuil (Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil, Dordogne) est un sanctuaire obscur, peu profond et d'accès facile, de quelque 60 m d'étendue. Elle comprend une salle et une galerie ornées. Cette cavité a été étudiée initialement en 1915 par l'abbé H. BREUIL (Capitan, 1915 - Breuil, 1952), puis par A. LEROI-GOURHAN (1965), un demi-siècle plus tard. Nous en avons repris l'étude, à l'initiative de ce dernier, et complété l'inventaire des figures et des signes (6 figures animales incomplètes, 1 tête humaine de profil, 5 vulves réalistes, 3 silhouettes ſéminines, ou du moins gynoïdes, n'avaient pas été mentionnées jusqu'ici){DELLUC, 1981) [...]
TABLE DES MATIÈRES DES BULLETINS 1 A 33 - TRAVAUX EFFECTUÉS DE 1951 A 1983 page 57
TABLE DES MATIÈRES DES BULLETINS page 70