Activités de l'année 1987
Classification :
930.10 Archéologie, Préhistoire (faits et évènements ; paléontologie, livres scientifiques en 560)
Index des noms présents (non exhaustif) :
ABAD MARCEL (TRÉSORIER), BAYON RICHARD (PRÉHISTORIEN, TRÉSORIER ADJOINT), BAYON PATRICE (MEMBRE), BOILEAUX LUCIEN (MME) (MEMBRE D'HONNEUR, BIENFAITRICE SERPE), CADENAT PIERRE (PRÉSIDENT D'HONNEUR), CARCENAC DENISE (SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT), DELPORTE HENRI (CONSERVATEUR MUSÉE DE SAINT GERMAIN, ADMINISTRATEUR), FITTE PAUL (PRÉHISTORIEN, VICE-PRÉSIDENT), GIRAULT JEAN PIERRE (AUTEUR), GUICHARD JEAN (CONS. MUSÉE, ADMINISTRATEUR), GUICHARD GENEVIÈVE (CONS, LAUGERIE BASSE), JACQUAT CHRISTIANE (AUTEUR, SUISSE), JOUANEL JEANNE (SECRÉTAIRE LOCAL), LAGORCE GEORGES (SECRÉTAIRE LOCAL), LAVERGNE JEAN PIERRE (SECRÉTAIRE GÉNÉRAL), MARTIN (ADMINISTRATEUR), MAUFRONT MARCEL (PROVISEUR, VICE-PRÉSIDENT), PATOU MARYLÈNE (PRÉHISTORIENNE, ADMINISTRATEUR), PERRIER LUCIEN (ADMINISTRATEUR), RAYNAUD RAYMOND (FOUILLEUR), RODRIGUE ALAIN (ADMINISTRATEUR, PRÉHISTORIEN), SICARD HENRI (PRÉSIDENT), TABARY MME. (VICE-PRÉSIDENTE), VALLÉRY CHARLES (DOCTEUR, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL), YVARD JEAN-CLAUDE (CONS. MUSÉE GRAND PRESSIGNY, ADMINISTRATEUR), ZHENACKER PH. (SECRÉTAIRE LOCAL).
Sommaire :
Première de couverture :
- Photo : Lampe en craie blanche trouvée à Amiens (Somme) par Victor Commont.
COMPOSITION DU BUREAU page 3
NOUVEAUX MEMBRES page 4
NÉCROLOGIE
Patrice BAYON, Mme Veuve Lucien BOILEAUX
LA VIE DE NOTRE SOCIÉTÉ page 5
CONGRES 1988 page 5
BIBLIOGRAPHIE page 5
LES TÊTES DE FLÈCHES ET DIVERSES PIÈCES A RETOUCHE BIFACIALE DU NÉOLITHIQUE DE LA RÉGION DE TIARET (ALGÉRIE) - P. CADENAT page 7
Inventaire descriptif de 412 " têtes de flèches » néolithiques (dont 117 pédonculées) et de 36 objets divers à retouche couvrante bifaciale. Dans l'ordre d'importance les familles << F >, «D » et <<C > de la classification de H. J. Hugot sont seules bien fournies, la famille <<A > ne compte que 8 représentants et les familles d'importance négligeable, «B», «E», «G», «H», «I» n'en ont qu'un ou deux. On doit noter la présence d'une forme particulière : l'armature pistilliforme à pédoncule << bouton > », celle, aussi, d'assez nombreuses flèches appointies par la technique du « coup de burin », de racloirs sur plaquette et de rarissimes < bâtonnets ».
LAMPES NÉOLITHIQUES EN CRAIE DE LA VALLÉE DE LA SOMME - PAUL FITTE page 65
Deux lampes en craie trouvées dans des sépultures à incinération gallo-romaines ont été publiées: l'une par Victor COMMONT (1), la seconde par le Dr TRASSAGNAC (2). Les auteurs pensent qu'elles étaient antérieures à cette période. La découverte dans un fond de cabane néolithique d'une lampe identique à celles décrites et dans le même matériau le confirme. LAMPE N° 1. Il s'agit d'un bloc de craie blanche, tendre, découpé à l'aide d'un couteau de silex. C'est une espèce de cylindre de 56 m/m de hauteur se dégageant d'un support semicirculaire. A 21 m/m du sommet du cylindre, une gouttière de 6 m/m de large l'entoure.
LE POLISSOIR DE BORRÈZE - GUY MAYNARD / JEAN PIERRE GIRAULT page 69
SITUATION: Situé sur la commune de Borrèze (Dordogne), ce polissoir se dresse au milieu d'un champ, à flanc de coteau orienté Ouest, à 150 mètres du chemin vicinal reliant le village de Borrèze au hameau de Madelon. A 50 mètres au Sud, sur une petite crête fraîchement essartée orientée Nord Sud, on remarque les ruines d'une habitation. L'accès à la parcelle n° 51 (section AM) se fait par un chemin communal non goudronné. Les coordonnées Lambert du polissoir sont: x = 525,92 Y = 296,62 z = 275 (feuille IGN Sarlat 3-4 au 25000ème) HISTORIQUE: A la suite d'un essartage suivi d'un nivellement du site au bulldozer, travaux au cours desquels le monolithe, partiellement enterré et recouvert d'une végétation dense avait été dégagé, Monsieur Roi, natif du hameau voisin de Peyrelevade et amateur de préhistoire, remarqua les cupules de façonnage et nous en avisa. Il voulut bien nous accompagner sur les lieux le 25 juillet 1986.
DE L'EMPLOI SUR DES FOUILLES, D'UNE MÉTHODE SIMPLE DE CHROMO-REPÉRAGE - GENEVIÈVE GUICHARD page 75
II est inutile de rappeler qu'il n'y a plus de stratigraphies qui ne fassent appel à l'examen méthodique des couleurs des sédiments, que l'on se place du point de vue du géologue, du sédimentologue ou du pédologue. D'excellents codes (Cailleux, Munsell) permettent d'analyser et de nomenclaturer les couleurs, couche après couche, niveau après niveau, horizon après horizon. En pratique on relève un point coloré « moyen » ou, au mieux, deux points donnant une sorte de fourchette. Au total on obtient une représentation un peu schématique.
ÉTUDES ARCHÉOBIOLOGIQUE D'UN VILLAGE DU BRONZE FINAL : HAUTERIVE-CHAMPREVEYRES (NEUCHÂTEL, SUISSE) - CHRISTIANE JACQUAT page 79
Le site de l'âge du Bronze final de Hauterive-Champréveyres, au bord du lac de Neuchâtel (1050-860 environ av. J.-C.) a fait l'objet d'une étude multidisciplinaire de 1983 à 1987 (1). Dès le début des fouilles, une équipe complète de naturalistes a collaboré étroitement avec les archéologues, dans un désir commun de mieux comprendre les activités de nos ancêtres palafittiques, leur quotidien et l'environnement dans lequel ils évoluaient voilà 3000 ans.
LA FAUNE DU MAROC AU NÉOLITHIQUE ET DANS LA PROTOHISTOIRE D'APRÈS LES GRAVURES RUPESTRES - ALAIN RODRIGUE page 85
Les sites rupestres du Maroc sont principalement centrés sur le Haut-Atlas et sur le Sud-Ouest du pays. Les stations à représentations faunistiques dominantes sont quant à elles situées dans le Djebel Bani et le long des rives du Draa, principalement dans son cours moyen (fig. 1). Des découvertes récentes et inédites tendent à prouver que l'aire rupestre sud marocain est loin d'être circonscrit. Quoi qu'il en soit, un récolement bibliographique et une reconnaissance des documents sur le terrain permettent proposer une nouvelle approche de ces gravures: s'il n'est pas possible de vouloir << reconstituer » ce que fut la faune aux temps néolithiques et protohistoriques dans la répartition quantitative et géographique de chaque espèce, du moins est-il possible d'identifier celles qui ont été gravées par les chasseurs néolithiques et les premiers métallurgistes.
LE RÉSEAU MÉNINGÉ DANS LES CRANES DÉFORMÉS : DÉFORMATION TOULOUSAINE ET DÉFORMATION PÉRUVIENNE - ROGER SABAN page 99
De tous temps L'homme a essayé de se modeler une autre image de lui-même, que ce soit pour plaire aux Divinités, chasser les Esprits maléfiques, se singulariser aux yeux de ses semblables ou tout simplement souscrire à certaines coutumes ou aux canons de la beauté. Jean-Jacques Rousseau n'écrivait-il pas "L'Homme ne veut rien de tel que l'a fait la nature…" En effet tout le monde connaît bien le petit pied des chinoises, l'allongement du cou des femmes Padaoung de Thailande, l'aplatissement du thorax en Indonésie, l'abrasion des dents des Indiens d'Amérique ou leur avulsion chez certaines tribus d'Afrique, mais aussi l'allongement démesuré des lèvres des "femmes à plateaux" Surma et Mursi d'Ethiopie, ou du lobe de l'oreille, ainsi que les tatouages.
CONSIDÉRATIONS CONCERNANT L'INTERPRÉTATION PRÉHISTORIQUE (SUITE ET FIN) - HENRI SICARD page 121
La psychophysiologie peut nous apporter quelques renseignements intéressants, d'ordre général, grâce aux documents paléontologiques que nous avons la chance de posséder. Bien sûr, les parties molles - et nobles - ont disparu, et il ne reste que des fragments de squelettes plus ou moins bien conservés. Mais, grâce aux techniques de pointe dont nous disposons de nos jours, ces vestiges osseux deviennent de plus en plus éloquents. Nous en donnerons pour preuve les études faites actuellement par le professeur SABAN, sous-directeur du Muséum d'Histoire Naturelle, sur le réseau des veines méningées des différents crânes d'Hominiens, depuis les Australanthropiens remontant à 2 ou 3 millions d'années jusqu'à I'Homo Sapiens actuel.
TABLE DES MATIERES page 130